Psychomotricité et éveil sportif pour les 0 – 3 ans

‘Faut que je vous raconte : je viens de suivre une formation passionnante sur la psychomotricité et l’éveil sportif pour les tout-petits !

Cette formation m’a non seulement conforté dans certains de mes choix éducatifs (en particulier la motricité libre), mais m’a aussi et surtout appris pleiiiin de nouvelles choses, théoriques et pratiques !

En voici un résumé (j’ai fais le plus condensé possible !)
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Tout d’abord, qu’est-ce qu’on peut entendre par « psychomotricité »? Tout le monde entend ce mot, mais (pour ma part) je ne savais pas trop ce qu’il signifiait.
En fait, la psychomotricité, c’est l’interaction entre les acquisitions, le vécu corporel, moteur, relationnel, sensoriel, affectif, intellectuel, cognitif : tout est relié, et interdépendant !
Je ne parlerai donc pas, aujourd’hui, uniquement de « motricité » (=ce qui concerne les mouvements, les postures)… car cela va bien plus loin !

1. Organiser une activité motrice/sensorielle
Mettre en place un temps d’éveil sportif et sensoriel ne s’improvise pas : il faut savoir respecter l’enfant et les phases du développement psychomoteur qu’il traverse. Les animations que je propose doivent être en adéquation avec ses capacités, afin de ne pas le mettre en situation d’échec, de permettre son épanouissement, sa créativité, et de développer la confiance en lui-même.
Lorsque je propose à un enfant des activités au dessus de ses capacités du moment, cela lui provoque une mauvaise estime de lui-même, car il se croit incapable de réussir.
Une activité d’éveil corporel-motricité doit avoir un objectif : il est important que je ne souhaite pas que l’enfant acquiert telle ou telle capacité, sinon, je serais bien déçue ! (et l’enfant aurait une sacrée pression sur les épaules !) Je pense qu’il faut que je souhaite juste proposer à l’enfant un temps pour favoriser la conscience de son corps dans l’espace, de le rendre curieux, autonome et confiant.
Je peux utiliser 3 points pour construire une séance : la communication, la motricité fondamentale (déplacement, posture, équilibre), ou enfin les habilités motrices (psychomotricité fine, repères corporels et spacio-temporels).
Le rôle de l’adulte est d’organiser (objectif, temps, matériel) et d’animer la séance (en veillant à la sécurité de l’enfant, mais également à sa créativité, son plaisir  et sa motivation… tout en restant discret !), mais aussi de l’analyser, afin de progresser au fil du temps.
Je vous citerai très prochainement un exemple de séance que j’organise désormais avec les enfants !!Afficher l'image d'origine

Lors de cette formation, nous avons beaucoup parlé de l’importance du jeu libre. Je développerai ce sujet plus amplement dans un autre article, mais je voulais juste expliquer que le jeu libre, et la découverte libre du matériel et des jouets, permettent aux enfants de faire leurs propres découvertes, à leur propre rythme, en respectant leurs émotions (peur de la nouveauté, par exemple)…
Lorsque je proposais un nouveau jouet à Ptiloup ou aux autres enfants que j’accueille, j’avais tendance soit à leur apprendre au préalable des mouvements dont ils pourraient se servir pour ce jouet, soit de leur montrer carrément comment on s’en sert… puis les laisser jouer avec.
Désormais, je pense faire le contraire : poser le nouveau jouet dans la pièce, les laisser le découvrir (visuellement, tactilement, puis en le manipulant), expérimenter avec la créativité qui leur est propre… Puis, au bout de quelques jours, voire semaines, je pense leur montrer éventuellement une autre manière de jouer avec, si l’occasion se présente.Afficher l'image d'origine

2. Développement de l’enfant
Les enfants sont des éponges : ils absorbent tout de nous, de notre société, de l’ambiance, de notre manière de communiquer, etc. afin de s’adapter, de pouvoir vivre harmonieusement à nos côtés.
Ils apprennent principalement de leurs expériences (et non pas de longues explications !).
En proposant aux enfants beaucoup de différentes possibilités d’actions motrices, dans un environnement favorable, varié et incitateur, ils verront leurs acquisitions motrices, affectives et physiologiques favorisées !
Un des sens qui leur sert le plus, d’un point de vue « motricité », est le toucher. Aussi, pour développer leur motricité, je peux leur proposer plein de petites expériences.

Sur le développement psychomoteur de l’enfant, deux points m’ont fait réfléchir :
– Laisser les enfants pied-nus, voire le plus dénudés possible, leur permet de sentir et de découvrir beaucoup de choses : c’est froid, chaud, dur, mou, strié, piquant, poussiéreux, pelucheux, je sens une caresse du vent ou du soleil, etc. Tant de petits détails qui vont stimuler leurs sens, développer leur système neurologique et leur sens de l’équilibre !
D’autre part, en marchant pied-nus, les enfants se musclent harmonieusement la voûte plantaire.
Les pieds et les mains font partie des zones du corps les plus riches en terminaisons nerveuses… à nous de leur proposer des activités qu’ils pourront manipuler avec leurs mains ou leurs pieds !!
– Le quatre-pattes est une étape primordiale, qui prépare le cerveau à la marche, mais également à la lecture et à l’écriture, grâce aux mouvements complexes des quatre membres : bras gauche/hanche droite, bras droit/hanche gauche.
Lorsqu’un enfant écourte ou ne passe pas par l’étape du quatre-pattes, on lui proposera plein d’activités motrices dans cette position : tunnel, parcours de motricité, imiter le chat, l’éléphant, etc. Afficher l'image d'origine

3. Exemples d’activités et de matériel
Dans les activités « pures et simples », nous avons beaucoup parlé des parcours de motricité, et des parcours sensoriels; je les expérimenterai dans les prochains jours (je vous en parlerai, promis !).
Les premiers servent à affiner la motricité de l’enfant (apprendre / améliorer le fait de sauter, descendre, monter, ramper, etc.) et les seconds permettent d’affiner les sens de l’enfant, de le relaxer, de se reconnecter à lui-même de manière ludique.
J’ai été agréablement surprise par le fait que l’on peut utiliser le système D pour créer des parcours du tonnerre !
D’ailleurs, dés la fin de la formation, je suis allée à Gifi et à Ikéa pour acheter des bricoles : bouillotte, pain de glace, set de table un peu granuleux, paillasson, tapis de bambou, marche-pied…
J’enrichirai ce parcours sensoriel au fil du temps. J’ai plein d’idées pour cela : tissu (velours, polaire…), galets, un bac rempli de pâte (type pâte à sel), sacs remplis de sable ou de noyaux de cerise, papier bulle, polystyrène, moquette, tapis que l’on met au fond des baignoires (coté lisse… ou coté ventouse !), papier de verre, etc.
Concernant la mise en situation de ces parcours de motricité/sensoriels, on peut proposer des petites consignes (à partir de 2 ans), par exemple : « on va dans le sens des aiguilles d’une montre »… avant, ça n’est pas la peine : l’enfant s’approprie le matériel à sa façon !

Autres activités simples et pourtant ô combien passionnantes pour les enfants : les jeux corporels (foulards, bulles, balles avec picots, plumes, pommes de pin…), les jeux de lancer (balles que l’on lance dans un panier, ou au dessus d’une corde plus ou moins haute, cerceaux…), les jeux d’opposition (attraper un objet…), les jeux de sauts (sauts par dessus un obstacle, sauts avec une cible plus ou moins éloignée, sauts en « hauteur », sauf pour attraper un objet suspendu…), etc. Afficher l'image d'origine

Au niveau du matériel que la formatrice nous a suggéré de nous procurer, je citerai :
– un tapis et un matelas (pour expérimenter et s’adapter aux différentes hauteurs et densités)
– un tunnel en tissu (j’en ai un de Ikéa)
– un ballon de grossesse (une dizaine d’euros iciil peut servir à délier le bassin à renforcer l’axe corporel, et à se détendre)
– des grands tissus (jeu du hamac, du bateau, des cabanes, enroulements)
– un coussin d’équilibre (mon prochain achat ! j’en ai vu un pas trop cher ici)
– des cerceaux, des anneaux de jonglage (pour le moment, les moins chers que j’ai trouvés sont sur cdiscount)
– des pommes de pin (à toucher, à sentir…)
– des ballons de différentes textures : à picot, mou, durs, granuleux, de baudruche…
etc.
Chaque matériel peut être détourné de son utilisation « classique ». Par exemple, pour le tunnel de Ikéa, je peux m’en servir comme d’un panier de basket pour lâcher, voire lancer des balles… ou demander à l’enfant de mettre ses pieds dedans, et le remonter doucement jusqu’à la tête, puis le redescendre, en nommant les parties du corps…
Comme je l’ai dit précédemment, il est plus conseillé de laisser au préalable l’enfant découvrir le matériel comme il le souhaite, au moins pendant quelques jours.

4. Organiser un espace d’activité libre
Je vous parlerai très prochainement de cela, dans un article à part !

Livres sur le sujet qui m’ont été recommandés (le prix en cliquant sur les images):
                              

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2 réflexions sur “Psychomotricité et éveil sportif pour les 0 – 3 ans

  1. Maman BABI-B dit :

    Je rêve d’avoir un espace dédié chez moi à  » l’expression corporelle libre « . Un endroit où pas une fois un « attention, tu risques de te faire mal ! » ne sortirait de ma bouche. Le rêve pour tout le monde…. *___*

    Aimé par 1 personne

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