Décomplexée

Il fût un temps où je collais des étiquettes de partout… en particulier sur moi !
« Oh, moi, je ne donnerai jamais de sucre à mon fils ! Pas de gâteau, pas de bonbons. Et il ne regardera jamais la télé avant (au minimum) ses 3 ans ».
« Maman bienveillante », « Pro-allaitante », « Maternante », « Végane », « Ecolo », « Organisée ». Pour mon fils : « Doux », « Généreux », « Intelligent », « Beau », « Poli », etc.
Pour mon mari : « Rêveur », « Doux », « Bienveillant », « Bon père », etc.

… mais au final, quel poids sur les épaules je nous mettais, à tous !
Je me rend compte que, par exemple, en me disant « écolo », je m’empêchais le moindre écart, et je fatiguais à, par exemple, faire toujours tous mes produits ménagers. En achetant une lessive du commerce, ça y est, je n’aurais plus pu me qualifier d’écolo !
En me qualifiant de « bienveillante », je me stressais au plus haut point pour être parfaite dans la communication avec mon fils : être à son écoute, décrypter ses émotions, lui parler calmement tout le temps, veiller à son rythme, etc. Afficher l'image d'origine

Aujourd’hui, j’arrête tout ça !
Je ne suis plus bienveillante. Ni pro-allaitement. Ni maternante. Ni végane. Ni écolo.
Mon fils n’est plus doux/généreux/intelligent/beau/poli.
Mon mari n’est plus rêveur/doux/bienveillant/bon père.

Nous sommes ce que nous sommes. Nous faisons juste de notre mieux.
Il m’arrive désormais de faire des écarts.
Mon fils regarde de temps en temps des dessins animés (Peppa Pig en anglais : il kiffe !!). Les enfants que j’accueille, par contre, non.
J’ai déjà fait des écarts dans mon régime végétalien (le dernier en date? un kinder bueno bien chimique, il y a un mois ^^).
Il m’arrive de ne pas savoir quoi faire avec Ptiloup, lorsqu’il a de grosses émotions par exemple. Avec le « terrible two » qui arrive, je me sens parfois dépassée, et je ne sais pas comment réagir à certaines situations.

Sur le papier, je suis donc de moins en moins parfaite. Et pourtant, je me sens de mieux en mieux. J’apprend à m’accepter dans mon imperfection.
Je me relâche un peu, et je savoure avec délice ces petits moments imparfaits : mon fils, tout barbouillé, qui lèche le saladier dans lequel j’ai préparé un gâteau au chocolat. L’odeur d’une lessive bien chimique, qui me rappelle tant mon enfance.
Des plaisirs raisonnés, mais bien réels.
J’apprend à ne plus me concentrer sur mes étiquettes, mais plus sur mes plaisirs et ma relation à autrui.

Publicités

Une réflexion sur “Décomplexée

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s