Accompagner les émotions de son enfant

Crise de colères, crise de larmes… Comme tous les enfants, Ptiloup traverse, de temps en temps, des périodes très riches en émotions (pour rester polie).

Bien que j’essaye de limiter les frustrations (pas d’objets de valeur à sa portée, j’essaye de bien formuler les règles de la maison…), je ne peux pas l’empêcher de ressentir toutes ces émotions désagréables.
Et puis, est-ce que ce serait une bonne idée ? Je ne pense pas. Même désagréables, toutes les émotions sont nécessaires.

En tant que maman, mon rôle est d’accompagner Ptiloup dans ses émotions.

Encore immature et fragile, le cerveau des jeunes enfants est une des causes de toutes ces tempêtes émotionnelles.
D’ailleurs, des études scientifiques ont montré que les bébés ne sont pas capables de sortir seuls d’une grosse crise de pleurs : il faut les consoler le plus rapidement possible !
Lorsqu’il est consolé, rassuré, l’enfant sécrète moins d’hormones du stress. Moins stressé, il se mettra moins souvent en colère. Cercle vertueux !Assistante Maternelle Pleurs bébé

Oui mais voilà : il n’est pas toujours facile d’accompagner un tout petit dans ses émotions.

Voici quelques pistes que j’ai trouvées (il se peut que vous ayez d’autres techniques pour gérer tout ça, n’hésitez pas à me les partager ! Après tout, comme toutes les mamans, je suis en apprentissage !) :

– Ne pas minimiser l’émotion (« oh, c’est rien, ne pleure pas ! »), ni la dramatiser (« ohhhh mon pauvre petit bébé, il t’arrive toujours des grands malheurs »)
– Ne pas culpabiliser l’enfant (« t’es plus un bébé, ne pleure pas »)
– Eviter de donner des conseils ou de faire la moral 
– Essayer d’être rempli d’empathie, quelle que soit l’émotion exprimée
Ecouter cette émotion (même si votre bébé est trop jeune pour l’exprimer clairement), et montrer à l’enfant qu’on l’écoute : « oh, je comprends », « je vois bien que tu es en colère », etc.
Nommer l’émotion, surtout pour les plus jeunes enfants
– Une fois l’émotion entendue, nommée, reconnue… montrer à l’enfant que l’on peut passer à autre chose « Oui, je vois que tu es très frustré de ne pas pouvoir boire tout le flacon de doliprane [histoire véridique !]… Je comprends, c’est vrai que ça a un bon goût ! Si tu veux, on peut aller faire une promenade pour se changer les idées… Tu prends les clés ? Où sont les clés ? »
– Lorsque l’on ne se sent pas à l’aise/démuni avec une émotion d’un enfant (ex : les peurs), se faire aider, faire un travail sur soi.lfs3

Aujourd’hui, je vois qu’il y a un peu de résultats…
Par exemple, lorsqu’il me sent chagrinée, il me demande « Maman, triste? ». Je lui répond « oui », et il vient me faire un câlin. J’imagine qu’il imite ce qu’il constate dans notre famille, et j’avoue que c’est une belle récompense !

J’ai été obligée de chercher toutes ces solutions dans des livres, sur internet, etc. car je n’arrivais plus à écouter correctement mon fils.
Autant les premiers mois sont difficiles (à mon avis) car nous découvrons, nous rencontrons notre bébé, et tous les pleurs incompréhensibles qui vont avec… autant au bout de quelques mois, les émotions se diversifient, se complexifient au fil des expériences vécues… et je me suis retrouvée rapidement à cour d’énergie et de solution pour y faire face.

Voici quelques livres que je vous conseille sur le sujet :
Pour les parents :
Au cœur des émotions de l’enfant (c’est ma bible ! mon avis sur ce livre ici)
Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent (une vingtaine d’euros ici)
Pour les enfants :
« Aujourd’hui, je suis… » (mon avis sur ce livre ici)
« Grosse colère » (environ 5€ ici)

Et vous, arrivez-vous à accompagner vos enfants dans leurs différentes émotions?

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Une réflexion sur “Accompagner les émotions de son enfant

  1. Maman BABI-B dit :

    Des fois oui, des fois non 🙂

    Pas évident parce que je n’ai pas été éduquée comme ça, ni le papa, et nous n’avons aucun exemple dans la famille…
    Ce sont des expériences et souvenirs d’enfance particulièrement pregnants qui m’ont poussé à me renseigner, lire et apprendre la « pédagogie bienveillante ».
    Malgré tout, je trouve que c’est un exercice très difficile au quotidien dans certains moments.
    Genre le combo retard+fatigue+stress 🙂

    Même si j’ai remarqué que je ne suis plus à l’écoute de mon BABI quand je suis en colère contre le papa et c’est bébé qui trinque :-/

    Pas contre, si j’ai du mal avec l’usure provoquée par les mini crises de frustrations (15 fois ou + de chouinchouin), je me félicite de savoir gérer les mega crises de colère de mon bébé intense.
    Ça a été long à comprendre mais parfois il a juste besoin de pleurer, hurler et libérer les tensions avec son corps, sans entendre notre blabla d’adulte.
    Alors je le prends dans mes bras et je le garde contre mon corps en lui parlant doucement et des bisous. Ce sont 2 minutes impressionnantes et difficiles à voir et entendre pour les autres mais je sens qu’il en a besoin et je suis fière de lui offrir cette contenance affective et physique.

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