« Laisse-le pleurer ! »

Rares sont les jeunes parents qui n’ont pas déjà entendu un « Laisse-le pleurer ! ». Crise nounou

Voici 8 raisons pour ne pas laisser pleurer un bébé (ça marche aussi avec les enfants, et même les adultes !) :

– 1. Comme tout être vivant, un bébé mérite le respect. Si quelque chose vous contrarie, et que vous pleurez, n’aimeriez-vous pas que l’on vous console ?

– 2. Un bébé qui pleure lorsque vous êtes là, c’est un bébé qui vous fait confiance : on ne pleure pas, on n’exprime pas ses sentiments, lorsque l’on n’a pas confiance. Et cette confiance est à traiter comme un trésor précieux !

– 3. Les bébés n’ont pas le cerveau assez développé pour faire des caprices ou pour vous manipuler.

– 4. Laisser pleurer un bébé lui endommage, de manière irréversible, le cerveau : cf le fabuleux livre « Pour une enfance heureuse« , de Catherine Gueguen (moins de 10€ ici).

– 5. Le stress d’un bébé lui fait produire du cortisol, une hormone qui (entre autres) entraîne un retard de croissance

– 6. En laissant un bébé pleurer, il n’apprend pas à réguler ses émotions : certes, il cessera de pleurer, puisqu’il comprend bien que cela ne fonctionne pas pour que ses parents viennent l’aider. Mais le chagrin restera là, non écouté. Il réprimera ainsi ses émotions, et aura moins confiance en lui et en son entourage.  

– 7. Prendre un bébé aux bras ne le rend pas capricieux : au contraire ! Il se nourrit de l’amour de ses parents, il apprend à leur faire confiance en se sentant sécurisé.

– 8. Un bébé est incapable de s’apaiser seul. (voir le point n°6)

Comment faire pour calmer les pleurs de bébé ?

Un bébé pleure toujours pour quelque chose… même si pour nous, adultes, cela peut paraître incompréhensible ! Après avoir vérifié si ses pleurs n’ont pas une raison physique (faim, soif, froid, chaud, couche souillée, douleur), on peut se demander si la cause n’est pas émotionnelle. Oui mais voilà : un bébé ne sait pas dire « Maman, je suis très contrarié, car il s’est passé ça… » !

Je me rappelle que les premières semaines de Ptiloup ont été très riches en pleurs. Ça n’était pas évident pour moi de les entendre et d’agir en conséquence.
Du coup, j’imaginais que c’était une amie qui me racontait son chagrin : je le prenais alors dans mes bras, avec beaucoup de tendresse, et lui disais des «Pleures, tu en as le droit, ça fait du bien parfois de pleurer…Je vois bien que ça n’est pas facile pour toi… etc ».

Il me parait aussi important d’agir en prévention, notamment les premières semaines de vie, et les périodes riches en émotions (fêtes de famille, etc).
Je me rappelle notamment d’un repas de famille où nous étions très nombreux (30 ou 40 personnes), le premier vrai repas de famille de Ptiloup. Il y avait du bruit, beaucoup d’activité.
Un proche de la famille voulait absolument, toute la journée, prendre Ptiloup (alors âgé de 6 mois) dans les bras. Je refusais à chaque fois poliment, en expliquant que je préférais qu’il soit rassurer dans mes bras, ou qu’il joue tranquillement sur le tapis d’éveil.
Cette personne insistait « Oh mais tu sais, ce genre de repas, ça n’est pas fait pour les enfants de toute façon ! Il pleurera à la fin, quoi qu’on fasse ! Donc tu peux me le passer, ça revient au même !« … J’ai tenu tête, et Ptiloup a passé une très belle journée.
Le calme, les bras de papa ou maman, la routine qui est si chère aux enfants… Voilà ce qui peut prévenir les crises lors des périodes riches en émotions !
little child is crying
Comment faire lorsque que l’on ne peut pas entendre les pleurs d’un tout petit ?

Il arrive parfois que l’on n’ait plus « l’énergie » pour entendre les pleurs d’un bébé ! La fatigue qui s’accumule, les émotions que l’on refoule… nous traversons presque tous des moments où nous nous sentons dépassés.

Quand vous sentez que vous allez craquer, posez votre bébé dans un endroit sûr (son lit, par exemple), et isolez-vous quelques minutes : vous pouvez, par exemple, vous passer un gant d’eau fraîche sur le visage, crier un bon coup sous un oreiller, souffler profondément (déjà testé : souffler très très fort dans une paille, plusieurs fois de suite, jusqu’à ce que le calme revienne : très efficace pour moi !)…
Ces quelques minutes vous auront permis de vous retrouver un peu, et de pouvoir apporter un peu de positif (une aide, de l’écoute, un sourire) à votre bébé !
  
  

Avez-vous des astuces à partager avec les autres parents, pour mieux répondre aux pleurs des bébés?

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