Le processus d’attachement : aimer et comprendre son enfant

Voici deux extraits d’un livre très intéressant : « Le processus d’attachement : Aimer et comprendre son enfant » de Claudette Rivest.
J’ai choisi de vous partager ces passages car je les trouve très forts, évidents et emplis de bienveillance !

  • Parler à son bébé est une communication des plus fondamentales, puisque la mère lui dit, de façon audible, l’amour qu’elle a pour lui.
    Peu à peu, bébé vocalise, gigote, tourne sa tête, détourne ou ferme les yeux; autant de signaux qui permettent à la maman de savoir si le déroulement de la communication le stimule ou l’ennuie.
    Avec le temps, la maman arrive à comprendre qu’à certains moments, le bébé a du plaisir, et ce, même s’il fournit des efforts démesurés, et qu’à d’autres, il souhaite être moins stimulé; maman et bébé en viennent à des interactions merveilleusement orchestrées.
    La communication intime avec un tout petit qui n’a pas encore les mots pour dire ce qu’il ressent, c’est le plus bel échange affectif qui puisse exister.
    L’identité maternelle qui s’installe dans la communication avec un enfant est révélatrice et inoubliable.
    Dans cette communication tendre, c’est d’abord au rythme musical de la voix de la maman que Bébé est sensible.
    Maman et bébé forment un couple intime, que les changements chez l’un provoquent des changements chez l’autre : si l’un va mal, l’autre va mal aussi…

 

  • Les tâches maternelles imposent une relation d’intimité toute particulière qui donne à la femme l’occasion de changer ses habitudes et de reconstruire une identité nouvelle.
    A travers les interactions avec son enfant, en comblant ses besoins et en répondant au mieux à ses attentes et à ses désirs, maman apprend à reconnaître ce qui la rend intolérante et, en fixant ses propres limites, elle réapprend à remédier à ses contradictions.
    Son enfant lui fournit l’occasion d’exprimer sa personnalité profonde et de poursuivre ou de réinventer sa vie de femme de façon constructive.
    Que la mère perçoive cette relation avec bébé comme une déception ou comme de la chance, elle aura l’obligation de remettre en question sa manière d’établir une relation intime.
    La maternité est une expérience qui nous révèle forcément à nous-même.
    La vulnérabilité, la dépendance du  nouveau-né, et la disponibilité qu’exigent les soins physiques à lui prodiguer sont des facteurs qui viennent tester la capacité sympathique des femmes.
    Chez la majorité d’entre elles, à travers des gestes en apparence anodins, naissent des sentiments de sympathie envers leurs bébés; grâce à leur tendresse, les mères développent une grande empathie envers le nouveau-né.
    Le bébé préfère sa mère à toute autre femme et ses réactions à son égard sont la preuve qu’il est attaché à elle; ainsi, pendant le maternage, maman et bébé apprennent ensemble l’attachement.

Ecouter avec son coeur

« Ecouter avec son coeur est complètement différent d’écouter avec ses oreilles. Peu de gens savent comment le faire, et très peu de parents écoutent leurs enfants de cette façon.
Ecouter avec son coeur signifie être véritablement intéressé, ouvert, et attentif.
Cela signifie d’avoir envie d’entendre, d’apprendre, d’être surpris sans qu’il soit nécessaire de discuter, d’interrompre ou de donner des conseils (c’est la partie la plus difficile !).
Ecouter avec son coeur signifie ne pas imposer son point de vue, mais découvrir ce qu’est la vie selon la perspective de votre enfant.
C’est écouter avec le sens de l’émerveillement.
Quand vous écoutez avec votre coeur, votre enfant sent qu’il peut tout vous dire, parce qu’un enfant qui est avec un adulte réceptif s’ouvre et partage sans condition. »

« Les merveilleuses façon d’aimer un enfant » Judy Ford

 

Quels mots?

Quels mots faut-il dire
Pour donner de la joie?
Quels mots faut-il dire
Pour donner du bonheur?

Faut-il dire amitié?
Faut-il dire entente?
Faut-il dire liberté aussi?
Ou faut-il te prendre la main?

Quels mots faut-il dire
Pour donner de l’Amour?
Quels mots faut-il dire
Pour donner de la tendresse?

Faut-il dire je t’aime?
Faut-il dire toujours?
Faut-il dire enfants aussi?
Ou faut-il te prendre la main?

Quels mots faut-il dire?
Quels mots?

Et si je ne dis rien, si je me tais?
Si je te regarde simplement
Et si je te souris
Alors ma main prendra toute seule la tienne
Et tu entendras ces mots
Dans mon silence.

Blandine

Réflexion sur la punition

 

Comme toutes les mères (je l’espère), je souhaite le meilleur à mon enfant.
Pour moi, le « meilleur » serait qu’il devienne un adulte libre d’être lui-même tout en étant respectueux vis à vis des autres, empathique et tolérant.habituer les enfants très tôt

Mon moyen d’action? (parce que oui, je pense que je n’en ai qu’un seul) L’éducation.
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Pratiquer la pédagogie Montessori sans matériel !

Lorsqu’on pense à la pédagogie Montessori, on pense très souvent au matériel en bois, de qualité et surtout… très coûteux !
Mais la pédagogie Montessori ne se résume pas qu’à cela, bien au contraire : le matériel ne joue qu’un petit rôle dans l’apprentissage pour les enfants : l’environnement et le rôle de l’éducateur sont également très importants !
Voici donc quelques idées pour pratiquer la pédagogie Montessori à la maison, sans budget ni matériel particulier :

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Dans mon étagère, il y a… #montessori

Nouvelle rubrique du blog : « dans mon étagère, il y a… »
Je me suis dit que j’allais vous montrer, de temps en temps, le contenu de la principale étagère de jeu de mon salon (=là où les enfants jouent la plupart du temps).

Pour le moment, il n’y a que Ptiloup et Minibus… mais dans moins d’une semaine, mon congé maternité se termine, et un nouveau loulou rejoint notre joyeuse bande ! Voici donc l’étagère qu’il découvrira : Le contenu des boîtes et paniers n’est pas exceptionnel : je me dis qu’avec des jouets « classiques », le nouveau venu pourra prendre connaissance de ce nouvel environnement en toute tranquillité !

Tout d’abord, en haut du meuble, il y a les choses dont Ptiloup se sert le plus souvent : un plateau pour s’amuser avec les chiffres, et un bol rempli d’éléments commençant par « o ». Je vous parlerait très bientôt de cette activité, mais aussi du coffret Montessori pour apprendre à compter : ils ont beaucoup de succès ici !)

Ensuite viennent deux petits paniers : les indétrônables playmobils, et des jouets pour Minibus : il s’agit de 2 hochets (un fait maison en crochet, et un avec un grelot et des perles), et d’une chaussette sur laquelle j’ai cousu un grelot. En ce qui concerne cette chaussette, je la met pendant de très courtes sessions à Minibus, car du haut de ses 2 mois, elle s’énerve rapidement en entendant tout ce bruit !

   

Dans l’étagère du bas, il y a des blocs en bois pour notre table lumineuse, et dans le bac en osier, j’ai mis des rails et des trains en bois !

Quant à nos œuvres d’art du moment (à hauteur d’enfant, of course !), elles ont pour thème l’automne, une maman japonaise et un beau flamant rose !

     

Assistante maternelle maternante?

J’ai reçu récemment la visite de la puéricultrice : elle est venue voir mon nouveau logement, ainsi que se renseigner sur mon organisation au quotidien, en vue de ma reprise post-congé-maternité.

Sur les forums et groupes facebook, je vois nombre de témoignages de lynchage de la PMI par rapport aux assmats maternantes : si tu allaites, portes, ou répond à tous les pleurs de ton bébé, tu n’as forcément pas assez de temps à consacrer aux enfants que tu accueilles (=mauvaise assmat, profiteuse, etc.).Résultat de recherche d'images pour "super nounou"

Cet entretien, je l’ai redouté.
Pour rappel, Lire la suite