Petit rappel bienveillant :-)

Papa, maman, est-ce que tu aimes les fessées, les tapettes sur les doigts, les tirages de cheveux ou d’oreilles, les douches froides (souviens-toi…) ? … moi non plus… au-delà de l’autorité abusive, au-delà de la violence physique, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on décharge son stress sur toi ? … moi non plus… au delà des mots qui sont des blessures, au-delà des cris, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on écorche ton âme, ta personnalité en te comparant à d’autres, en te dévalorisant, en t’humiliant, en se moquant de toi, en te méprisant, en te catégorisant « il est… », en t’ignorant, en te jugeant, en t’insultant ? … moi non plus… au delà de la violence verbale, au-delà de l’effondrement de ma confiance, au-delà de l’immense culpabilité que je ressens, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce tu aimes que l’on te force à rester attaché dans le transat ? que l’on te force à ne pas bouger à table ? que l’on te force à faire tes nuits alors que tu n’es pas prêt ? que l’on te force à dormir alors que tu n’as pas sommeil ? que l’on te force à manger même si tu n’as plus faim ? que l’on te force à manger même si cela n’est pas à ton goût ? que l’on te force à rester sur le pot pendant des heures ? que l’on te force à aller au lit sans manger ?etc… moi non plus… au-delà du sentiment de pouvoir de l’adulte sur l’enfant, c’est tout monêtre qui pleure.

Papa, maman, est-ce tu aimes que l’on abîme ton corps ? … moi non plus… au-delà du traumatisme physique et psychique, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on te laisse pleurer et que l’on ne vienne pas te consoler, que l’on ne vienne pas te rassurer, que l’on ne vienne pas te dire des mots doux pour te faire aller mieux, que l’on ne respecte pas tes colères, tes émotions ? … moi non plus… au-delà de la brutale ignorance, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on te laisse seul devant la télévision alors que toutes ces images me rendent sage d’apparence mais silencieusement fou à l’intérieur ? … moi nonplus… au-delà du stress et des agressions visuelles, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on te fasse du chantage, que ton collègue te dise « je vais te montrer qui commande ici », que l’on t’injurie dès la plus petite maladresse, erreur ? … moi non plus… au-delà du mépris que tu as envers moi, pardon papa, maman : jesuis une personne, pas une chose soumise et c’est tout mon être qui pleure.

J’ai besoin d’un protecteur, pas d’un dresseur de fauves.

J’ai besoin d’un parent, pas d’une autruche qui ne m’accepte pas tel que je suis (besoins, colères, émotions, ma personne, mes rythmes, mon développement, mon corps, ma personnalité, mon âme… : je ne suis pas ton objet… j’ai besoin de respect).

J’ai besoin de règles et de consignes, pas d’un tyran.

Papa, maman, montre-moi, je t’imiterai.

Papa, maman, parle-moi, informe-moi, je comprendrai.

Papa, maman, mets-toi à ma place et « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse. »

(Source : NIDO MONTESSORI)

Le biscuit brisé : un drame incompréhensible !

Le syndrome du biscuit brisé est un exemple de frustrations incomprises des parents.

Votre bambin a passé une journée exécrable à la crèche, ou bien il a été malmené par un autre enfant au jardin public de votre quartier, et tout à coup il se rend compte que le biscuit que vous lui tendez est cassé en deux. lfs3Il entre en crise de rage. Lire la suite

Ce qui fait qu’une activité est « Montessorienne »

 

Voici 7 points qui font qu’une activité peut être qualifiée de « Montessorienne ».

1) Est dirigée par l’enfant
L’enfant est libre de choisir ce qu’il veut faire, aussi longtemps et aussi régulièrement qu’il veut le faire.

2) A un contrôle de l’erreur
Le matériel offre à l’enfant la possibilité de contrôler seul l’exactitude de ce qu’il vient de faire, que ce soit par les couleurs, la taille, le poids…

3) Implique les sens
L’enfant apprend en utilisant tous ses sens, en particulier le sens du toucher et de la vue.

4) Utilise les mains
L’enfant apprend en faisant lui-même, et non pas en écoutant une leçon émise par un éducateur.

5) Isole les concepts
Chaque activité ne doit permettre de développer qu’une seule aptitude.
Exemple : une boîte à forme « classique », où l’enfant doit apprendre à viser, à discriminer les formes, les couleurs, etc. et une boîte à forme « Montessori », où il n’y a qu’une seule forme.
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6) Favorise l’autonomie
Adaptée à l’âge de l’enfant : à sa taille, sa force…
Chaque détail du matériel est pensé pour les enfants, selon des mesures très précises. Dans l’exemple précédant, on peut voir que la boîte à forme Montessori comporte des rebords, qui permettent à l’enfant de mieux saisir le matériel, et de se l’approprier.

7) Met l’accent sur la concentration
La concentration de l’enfant augmente quand il utilise ses mains pour apprendre. Il éprouve aussi le besoin de répéter un grand nombre de fois un même exercice.
A travers cette répétition, l’enfant accède à la concentration.

Je ne suis plus bienveillante.

Je viens de retrouver ce brouillon d’article que j’avais écrit il y a très longtemps… Je vous le partage pour vous montrer que le quotidien d’une nounou « bienveillante » n’est pas toujours ce qu’on croit !

Aujourd’hui, j’en ai ras la casquette !
La petite C que je garde ne fait que pleurer : depuis son arrivée à 8h, jusqu’à ce qu’elle s’écroule de fatigue à 14h. Puis, jusqu’à l’arrivée de sa maman à 19h.

Une situation catastrophique pour moi : c’est le 5ème jour que cette petite vient chez moi.
Mon fils, habitué à être souvent câliné, ne sera pris au bras qu’après le départ de C. A peine eu le temps de lui changer une couche dans la journée, et de lui donner une assiette pas très équilibrée ce midi. Quelques mots rapidement échangés, et puis c’est tout.

Ces pleurs, ces hurlements, ces cris… me font peu à peu perdre mes moyens.
A son arrivée, sûre de moi, je met ma casquette « nounou bienveillante » sur la tête; Elle se met à pleurer 40 minutes après le départ de sa maman : je la prend aux bras, la berce, met des mots sur ses émotions.
Des résultats? Que dalle !
Au fil de la journée, j’essaye les chants, le portage, le biberon, la compote, le changement de couche, etc. Elle ne semble pas fiévreuse, ni avoir mal. J’envoie des messages à droite, à gauche : tous les conseils que l’on me donne, je les ai déjà mis en application. La maman, pour des raisons tout à fait justifiées, ne peut pas se rendre disponible avant 19h.

La tension commence à monter. J’ai mal au crâne, je suis fatiguée, j’en veux à C. de ne pas me laisser du temps pour que je câline un peu mon fils, je culpabilise par rapport à ce dernier… et surtout, je panique ! Mais qu’est-ce qu’elle a?! Pourquoi, malgré tous mes efforts, ne se calme-t-elle pas?!
La tension monte de plus en plus, j’ai envie de hurler, de frapper les murs (mieux vaut frapper les murs que frapper un enfant, non?), mais je me retiens : ça n’est pas digne de moi.
Après tout, la maman de C. m’a choisie parce que je suis bienveillante, patiente, « nounou poule ». Actuellement, je ne suis rien de ça. Je suis paniquée, en colère, perdue. Seule face à ces hurlements.

Alors, je fais quelque chose que je n’ai jamais fais de ma vie : je pose C. dans son lit, je ferme la porte, et je m’enferme avec Ptiloup dans sa chambre. Je le couche, l’embrasse, il s’endort. Puis, je vais souffler quelques minutes sur mon balcon.

Je retourne voir C., qui hurle toujours.
Je m’en veux.
Voilà, je ne suis plus « bienveillante ». Je viens de perdre cette étiquette en laissant pleurer un enfant.

Que suis-je, maintenant? Une nounou qui fait de son mieux, sans doute. Une personne qui essaye de répondre au mieux aux besoins des uns et des autres, avec ses limites, ses faiblesses, mais aussi ses qualités.

Je me dis aujourd’hui que les étiquettes type « bienveillante » sont plus néfastes qu’autre chose.
En ne se concentrant que sur ce mot, je pense avoir oublié l’enfant qui était en face de moi. J’avais beau réciter des passages de livres, appliquer à la lettre certaines méthodes… j’oubliais de souffler un bon coup, de regarder cette petite dans les yeux, de me connecter tout simplement à elle.
Cette étiquette, « bienveillante », sert plus (selon moi) à créer des séparations entre les gens. Qu’est-ce qu’être bienveillante? Avoir lu deux, trois ou quatre livres d’Isabelle Filliozat? Appliquer la méthode Faber et Mazlish à la lettre? Et lorsqu’on échoue, devient-on malveillante?
J’entend souvent parler, sur des forums, de mamans « bienveillantes » casser du sucre sur le dos de mamans non-bienveillantes. Est-ce de la bienveillance?

Mieux qu’être « bienveillante », aujourd’hui, je souhaite être moi-même.
Une assistante maternelle imparfaite mais qui fait de son mieux au quotidien.
Je vais tâcher de ranger mon orgueil de côté, et de me concentrer sur les petits trésors que je garde.

Parents épanouis, enfants épanouis – Faber et Mazlish

Le troisième livre de Faber et Mazlish que j’ai lu, mon préféré, a été « Parents épanouis, enfants épanouis« .
Ce livre se construit différemment des autres : il s’agit d’un récit narratif, qui raconte les prémices de la méthode Faber et Mazlish. Comment deux mamans « comme les autres » ont découvert la communication non violente, et en sont arrivées à créer leur propre méthode éducative? Lire la suite

Réflexion sur la punition

 

Comme toutes les mères (je l’espère), je souhaite le meilleur à mon enfant.
Pour moi, le « meilleur » serait qu’il devienne un adulte libre d’être lui-même tout en étant respectueux vis à vis des autres, empathique et tolérant.habituer les enfants très tôt

Mon moyen d’action? (parce que oui, je pense que je n’en ai qu’un seul) L’éducation.
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Pratiquer la pédagogie Montessori sans matériel !

Lorsqu’on pense à la pédagogie Montessori, on pense très souvent au matériel en bois, de qualité et surtout… très coûteux !
Mais la pédagogie Montessori ne se résume pas qu’à cela, bien au contraire : le matériel ne joue qu’un petit rôle dans l’apprentissage pour les enfants : l’environnement et le rôle de l’éducateur sont également très importants !
Voici donc quelques idées pour pratiquer la pédagogie Montessori à la maison, sans budget ni matériel particulier :

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